Le permis en général
Le permis de conduire est une simple autorisation de circuler (que l’on est censé conserver à vie). Il est délivré lorsque le candidat est capable de démontrer sa maîtrise de la circulation.
Il n'est possible de l'obtenir qu'après avoir satisfait à la partie théorique l’ETG (Examen Théorique Général) ou d'être en possession d'une autre catégorie de permis depuis moins de cinq ans.
Il atteste d'un suivi de formation en auto école qui se déroule différement selon la catégorie de permis et la formule d'enseignement choisies.
La formation débute par 1 heure d’évaluation quel que soit le permis passé. Cette heure fixée rapidement après inscription, permettra au moniteur ainsi qu’à l’élève d’envisager un volume d’heure correspondant à son niveau.
20 heures de conduite minimum sont obligatoire pour que le candidat puisse être présenté à l'examen. C'est une condition sine qua non à l’acceptation de son dossier par l’inspecteur.
Attention : les 20 heures de conduite sont un minimum imposé, mais la durée de votre formation dépendra de l’évaluation de départ et surtout de la progression de chacun au cours des étapes de formation.
Les documents à ne surtout pas oublier ce jour là sont :
- La carte d’identité, le passeport ou la carte de séjour en cours de validité et à jour d’adresse
- Le livret d’apprentissage
Le permis probatoire
Depuis le 1er Mars 2004, les règles d’obtention du permis de conduire et de circulation ont changées.
Cette mesure concerne les conducteurs qui obtiennent pour la première fois un permis de conduire mais également ceux qui se sont vu retirer le permis soit par un juge, soit après une perte totale des points.
Désormais chaque nouveau conducteur se verra attribuer un capital de 6 points au lieu de 12 pendant la durée de :
- 3 ans pour les permis B classiques et autres cas,
- 2 ans pour les permis issus de la conduite accompagnée (AAC)
A l’issue de cette période si le conducteur n’a commis aucune infraction entraînant un retrait de point il verra son capital passer automatiquement à 12.
En revanche, à partir d’un retrait de 3 points, chaque conducteur sera contraint de suivre un stage de récupération de point, d’une durée de 2 jours et d’un montant minimum de 230 Euro. Il ne pourra alors récupérer son capital de 12 points qu’au bout de 3 ans à compter du jour de l’infraction.
Le livret d'apprentissage
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Il est personnel et ne peut être ni prêté, ni échangé avec celui d’une autre personne. L’élève a l’obligation de se munir de ce livret à chaque heure de conduite.
Il contient l’ensemble détaillé des heures de conduite effectuées et des 4 ou 5 étapes de formation que les moniteurs doivent respecter lors de vos différentes heures de conduite.
Cela s’appelle le PNF (Plan National de Formation) et se décompose comme suit :
| Formation B et AAC : Etape 1 : Maîtriser la voiture à allure lente ou modérée, le trafic étant faible ou nul. Etape 2 : Choisir la position sur la chaussée, franchir une intersection ou y changer de direction. Etape 3 : Circuler dans des conditions normales sur route et en agglomération. Etape 4 : Connaître les situations présentant des difficultés particulières. | |
| Formation A et A1 : Etape 1 : Maîtriser la moto à allure lente hors circulation. Etape 2 : Maîtriser la moto à allure normale hors circulation. Etape 3 : Choisir la position sur la chaussée, franchir une intersection ou y changer de direction. Etape 4 : Circuler dans des conditions normales sur route et en agglomération. Etape 5 : Connaître les situations présentant des difficultés particulières. | |
Ce livret devra absolument être tenu à jour après chaque leçon de conduite. Les élèves partis en conduite accompagnée devront également y inscrire les kilomètres parcourus au fur et à mesure pendant la période d’un an et présenteront ce livret lors de leurs 2 rendez-vous pédagogiques.
C’est également ce livret qui permettra à l’inspecteur, le jour de l’examen de conduite, de vérifier que chaque étape a été respectée lors de l’apprentissage.
Il est donc indispensable !!!
La conduite automobile représente une nécessité economique et sociale pour une grande majorité de jeunes français.
Pour faciliter l’accès à la conduite des jeunes de 16 à 25 ans, les pouvoirs publics ont lancé le lundi 03 octobre le « Permis à un euro par jour », dispositif assurant le financement du coût de la formation à la conduite sans intérêt financier.
Les auto-écoles partenaires ont signé une convention avec l’Etat. Elles s’engagent à poursuivre une démarche qualité et à respecter un certain nombre de dispositions au niveau de l’information, de la formation et du contrat passé avec l’élève.
Parce qu'il permet de répondre à deux objectifs principaux:
> faciliter l’accès au permis de conduire dont le coût peut représenter un frein pour certains jeunes et notamment un obstacle fort à l’obtention d’un emploi ;
>continuer à améliorer la qualité générale de la formation, grâce à un partenariat avec les écoles de conduite fondé sur leur engagement dans une démarche de qualité.
Tous les jeunes qui ont entre 16 et 25 ans révolus, quelle que soit leur situation, peuvent en bénéficier, sous réserve que l’établissement financier accepte le dossier du candidat.
Le permis à un euro par jour a été mis en place par l’État, en partenariat avec les établissements prêteurs et les écoles de conduite, pour aider les jeunes de 16 à 25 ans à financer leur permis de conduire. Il permet aux jeunes de bénéficier d’une facilité de paiement : le coût total de la formation au permis ne change pas, mais l’établissement financier avance l’argent et l’État paie les intérêts.
Le permis à un euro par jour offre de nombreux avantages :
d’abord sur le plan financier, il n’est plus nécessaire d’avancer la somme totale du permis de conduire, grâce au système de prêt proposé.
En plus, l’État paie les intérêts et aucun frais de dossier n’est prélevé par l’établissement prêteur ; côté formation, le permis à un euro par jour permet aux candidats d’avoir une relation simple avec leur école de conduite: celle-ci s’engage sur la transparence des tarifs et des prestations proposées, sur la qualité des formations dispensées et offre de nouvelles garanties financières.
En cas de défaillance financière de l’école de conduite, les sommes versées par le candidat pour les prestations non consommées lui seront remboursées. En contrepartie de ces nombreux avantages, les candidats s’engagent à assister aux cours de formation avec assiduité.
Tout d’abord, il faut choisir une école de conduite partenaire de l’opération (la liste est disponible sur www.permisauneuroparjour.fr). Après avoir déterminé le nombre d’heures prévisionnel nécessaire pour une bonne préparation, les enseignants établissent un devis pour la formation au permis de conduire. Le candidat signe alors un contrat de formation avec l’école de conduite.
Ensuite, rendez-vous dans une banque, un établissement de crédit ou un organisme associé (assurance, etc.) également partenaire, pour l’examen du dossier. À partir du montant du contrat de formation de l’école de conduite, trois niveaux de prêts sont proposés : 800, 1000 ou 1200E. Le niveau de prêt ne peut dépasser le montant défini par l’école de conduite. Le montant du prêt est fixé dès le départ entre le candidat et l’établissement financier et ne peut pas être changé. Un quatrième niveau de prêt de 600E est également proposé, notamment aux candidats bénéficiant d’une aide financière directe de l’État pour une formation à la conduite (apprentis et Civis) ou d’un apport personnel.
| Montant emprunté * | Remboursement mensuel non lissé ** | Remboursement mensuel lissé ** |
| 800 € | 26 mois à 30 € + 1 mois à 20 € | 27 mois à 29,63 € |
| 1000 € | 33 mois à 30 € +1 mois à 10 € | 34 mois à 29,41 € |
| 1200 € | 40 mois à 30 € | 40 mois à 30 € |
* Prêts consentis dans la limite de 1200 euros après acceptation du dossier par l'établissement prêteur.
** Simulations fournies à titre d'exemple.
La boîte automatique (Ba), embrayage automatique
Pour se consacrer à la conduite sans se soucier des vitesses
Les déplacements s’effectuent de plus en plus en zones urbaines. La fatigue et la tension qu’impliquent des centaines de changements de rapports se trouvent atténuées par l’utilisation d’une boîte automatique.
Pour le conducteur novice, jeune ou moins jeune, c’est un soucis de moins. Il n’a plus qu’à se concentrer sur sa conduite, sur les vraies difficultés d’insertion dans le trafic.
Les seniors éprouvent quant à eux le besoin croissant de participer à des activité culturelles, sociales et éducatives. Rester à l’aise au voulant est une précieuse garantie de liberté. Des cours de recyclage sur véhicule à embrayage automatique leur permettre de remettre à niveau leur connaissance dans le cas d’une longue interruption de conduite, et de se familiariser avec les nouvelles infrastructures routières. Ce travail permet de privilégier l'anticipation, la vision de l'environnement extérieur, l'insertion dans le trafic, la manipulations du volant. Vous n'avez plus peur de caler, la voiture se débrouille seule.
Une aide pour les handicapés, c'est parfois le seul apprentissage possible de la voiture puisqu'il évite partiellement ou complètement le travail des jambes, embrayage, et du bras droit, passage des vitesses. Dans ce cas la nature du handicap est évaluée avec précision, et différents types d'aménagements spéciaux sont possibles.
Le Permis BA / Mobilité réduite
L'examen du permis pour un candidat handicapé physique non titulaire du permis de conduire.
Le candidat doit subir normalement l'épreuve théorique du code de la route.
L'épreuve pratique, se déroule sur un véhicule aménagé. En plus des connaissances et des savoir-faire évalués lors des examens traditionnels, l'inspecteur s'attache à vérifier l'adéquation des équipements avec le(s) handicap(s), et la bonne utilisation de ces aménagements au vu des propositions médicales.
Régularisation pour un candidat handicapé physique déjà titulaire d'un permis de conduire de la catégorie sollicitée.
Lorsqu'une personne en possession d'un permis de conduire a été victime d'un accident laissant des séquelles physiques d'une gravité telle que la conduite d'un véhicule normal lui est impossible, il lui faut passer obligatoirement une visite médicale d'aptitude à la conduite. L'examen théorique n'est pas à repasser. Lors de la régularisation du permis de conduire, l'inspecteur se contente de vérifier si les aménagements sont correctement adaptés et utilisés en circulation.
Il ne s'agit donc pas d'un test de capacité complet, mais d'une simple régularisation du titre déjà détenu.
NOTA : Le handicapé titulaire d'un permis mentionnant des aménagements au véhicule peut également obtenir, par régularisation, la suppression de ces aménagements s'il a acquis une réadaptation fonctionnelle satisfaisante.
Les structures médicales de contrôle du handicap
Au niveau départemental, des médecins agréés par les Préfets rendent un avis :
* L'avis est positif : un certificat médical d'aptitude (valable 2 ans) est délivré à l'intéressé qui alors peut se présenter aux épreuves du permis de conduire. Ce certificat mentionne la durée pour laquelle le permis est valable.
Cette durée peut ne pas être limité si le conducteur est atteint d'une infirmité incurable, définitive ou stabilisée.
* L'avis est négatif : il peut être fait appel de cette décision avec une demande de contre-expertise.
INFO PRATIQUE : Boîte automatique, embrayage automatique : quelle différence ?
La boîte automatique : les véhicules équipés de boîte automatique sont dépourvus de pédale d'embrayage ; ainsi, tout véhicule équipé d'une boîte automatique dispose obligatoirement d'un embrayage automatique.
L'embrayage automatique : dans ce cas, seule la pédale d'embrayage est supprimée, le levier de boîte de vitesses est conservé comme sur une boîte de vitesses traditionnelle.
ATTENTION : Si vous passez votre examen pratique sur un véhicule équipé d'une boîte automatique, alors que seul l'embrayage automatique vous est indispensable, vous devrez régulariser votre permis de conduire par la suite pour conduire un véhicule ne possédant que l'embrayage automatique.